• Facebook
  • Twitter
  • Google +

Mon chien et moi

Mon chien et moi - Michel Charles

J’avais l’habitude de sortir mon chien le matin, en faisant un peu de course à pied. Il fallait toujours que de temps en temps, il s’échappe, et que j’aie une bonne raison de courir un peu plus vite. Il m’avait fait le coup de pénétrer dans un Dollarama, où il avait fait quelques petites bêtises, qui grâce à Dieu, ne m’avaient pas coûté trop cher. Il avait aussi décidé de s’engouffrer chez une coiffeuse avec qui j’ai eu quelques problèmes. Dernièrement, il m’avait fait la bonne blague de s’infiltrer dans le hangar d’un magasin de Porte et fenetre Petite St-Andre Avellin, où là encore, j’ai eu des problèmes avec la police.

Mon voisin m’avait conseillé d’emmener mon chien chez un maître-chien qu’il connaissait, et qui travaillait dans mon secteur. Il était plus qu’évident qu’il faille absolument que je trouve le moyen de me faire obéir par ce chien. Il m’avait été offert par ma mère, il y a de cela, deux ans. Je ne savais pas qu’elle m’offrait en même temps un concentré de son caractère en forme de boule de poils. Lorsque je rentrais dans le chenil où travaillait le maître-chien, celui-ci avait réussi en moins d’une minute à faire céder la patience du dompteur. Il me regarda avec un air ahuri, comme pour me demander ce que j’avais bien pu faire à ce chien pour le rendre aussi instable. Il essaya quelques trucs encore pendant quelques minutes, et me le rendait. Débrouillez-vous avec ! Me dit-il en me tournant le dos.

Après quelques centaines d’autres gaffes, et quelques milliers de bêtises, mon chien, aujourd’hui, rendait l’âme. Il m’en avait fait voir presque tous les jours. Il m’avait fait sortir de mes gonds et m’avait fait piquer des colères noires. J’avais été dans l’obligation, des centaines de fois, de présenter mes excuses à cause de lui, excuse auxquelles je ne pensais absolument jamais. Il m’avait coûté tellement cher en canapés, en tapis, en meubles, et surtout, en bouffe, que j’avais été aussi dans l’obligation plusieurs fois de réviser mon budget à cause de lui. Malgré cela, à peine parti, il me manque atrocement déjà. Il ne serait plus là pour me recevoir comme il le faisait chaque jour, en me sautant dessus au point de me faire tomber une fois sur deux, en me léchant langoureusement pour marquer à chaque fois, sa joie de me revoir et de me savoir près de lui. Adieu l’ami.

 

The author:

author

Mon travail, étant très prenant et surtout, très stressant, j'aime venir ici pour m'évader. J'aime me détendre en discutant de tout et de rien. Je suis un amateur de chasse et de pêche. Quand je suis sur un lac, je me laisse aller à rêver à tout ce que je vous écrirai en revenant à la maison. Ce blogue est en quelque sorte, une prolongation de mon esprit jusqu'à votre écran. Je souhaite que cela vous plaise !