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Un après-midi de chien... Pour mon chien !

Un après-midi de chien... Pour mon chien ! - Michel Charles

Un après-midi d’été, je me promenais avec mon chien dans les champs autour du village que j’habite. Je profitais du temps doux, ni trop chaud, ni trop froid pour la saison. À notre approche, les oiseaux s’envolaient, faisant aboyer, bien malgré eux, mon chien. Je vis une colonie de fourmis qui transportaient quelque chose. Elles étaient agglutinées autour d’un bâton, me semblait-il. À bien y regarder, c’était plutôt un mille-pattes. Elles étaient comme reliées les unes aux autres et elles s’aidaient mutuellement à transporter l’insecte qui devait être un met de choix. Je lâchais mon chien quelques instants et je les observais de plus près. La compagnie se déplaçait difficilement, mais elle parvenait à avancer. Je les laissais à leurs occupations et je sifflais mon chien que je ne voyais plus.

Il ne revenait toujours pas, mais je l’entendais aboyer. Je cherchais où il pouvait être, espérant qu’il ne lui était rien arrivé. J’arrivais, enfin, à localiser ses aboiements. Ils sortaient d’une sorte de puits profond. Je m’approchais alors pour voir à quelle profondeur il descendait, mais aussi pour rassurer mon chien. Il était trop bas pour que je puisse le saisir à bout de bras. Je m’éloignais tout en lui parlant. Je n’étais pas très sûr qu’il comprenne, mais celui que cela rassurait, c’était surtout moi. Je parvins à une maison isolée que j’avais déjà remarquée en venant me promener sur ces sentiers.

Une femme était sur le pas de la porte. Je la hélais et je lui expliquais dans quel embarras mon chien s’était mis. Elle ne tarda pas à arriver avec une corde. S’il parvenait à s’en saisir, nous pouvions le tirer et il était sauvé. Je me mis en marche avec cette gentille personne, très sympathique, à la voix forte et grave. Elle fumait tout en marchant et elle me racontait les aléas de la vie dans la nature. Elle avait été forcée de clôturer bien haut son potager, sans quoi les animaux des bois et des champs venaient s’y servir. Des anecdotes amusantes suivirent. Elle me parla aussi de sa visite dans des galeries d'art Montréal. Je sentais qu’elle essayait de me détendre. Quand nous sommes arrivés près du puits, j’étais un peu paniqué, car je n’entendais plus mon animal domestique. Je me précipitais tout en l’appelant. Un gémissement me répondit. Nous lui avons lancé la corde, qui était solide, certes, mais aussi très épaisse. Il eut beaucoup de mal à l’attraper. Il parvint finalement à la mordre fermement et se laissa hisser. Il était sauvé.

 

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Mon travail, étant très prenant et surtout, très stressant, j'aime venir ici pour m'évader. J'aime me détendre en discutant de tout et de rien. Je suis un amateur de chasse et de pêche. Quand je suis sur un lac, je me laisse aller à rêver à tout ce que je vous écrirai en revenant à la maison. Ce blogue est en quelque sorte, une prolongation de mon esprit jusqu'à votre écran. Je souhaite que cela vous plaise !