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Vers un nouvel horizon

Vers un nouvel horizon - Michel Charles

Que ça me fait le plus grand bien du monde de ne plus être là ! J’ai travaillé, pendant six mois, pour une compagnie qui fabrique des produits de papiers et de cartons, tels que des papiers cirés avec un double en aluminium pour des restaurants qui vendent des hamburgers, par exemple. Mais, ce n’était pas les tâches en tant que telles qui me dérangeaient, même si elles étaient un peu monotones, mais plutôt l’atmosphère de la compagnie et de l’édifice lui-même.

Premièrement, il faut dire que les gens qui sont employés pour travailler pour cette compagnie, ne sont pas du plus haut calibre. Je ne me sentais pas du tout à ma place. Il y en avait plusieurs qui se plaignaient constamment, et je découvrais les erreurs des autres très souvent. Moi, quand je faisais une petite erreur pour la première fois, je me faisais chicaner comme si c’était la quinzième fois qu’on me répétait la même chose. Tout le monde semblait marcher sur des coquilles d’œuf, du matin au soir. Et je dois dire que les pauses pour le dîner n’étaient pas tellement agréables non plus ; les gens se moquaient les uns des autres en pleine face. Ça en devenait difficile à digérer son repas par la suite.

Ensuite, vu que l’usine était dans le même édifice que les bureaux, il y avait une odeur permanente de produits chimiques. Tout le monde, autant dans l’usine que dans les bureaux, étaient malades constamment. Un des cadres a demandé un qualité de l'air et il a conclu que nous avions besoin de recevoir le vaccin contre la grippe. Quelle bêtise ! Ce qui était nécessaire, était un bon nettoyage du système d’aération, qui n’a jamais été fait depuis que cette compagnie occupe l’édifice, donc environ quarante ans, en plus d’un plan pour séparer ou, du moins, mieux isoler les bureaux administratifs, pour empêcher les vapeurs néfastes des encres et de la colle de traverser vers l’avant. C’était incroyablement désagréable et moi, qui souffre d’asthme, je n’arrivais pas à me concentrer. En plus, le président ne m’aimait pas, car je ne suis pas le genre de personne à adopter une attitude différente quand le propriétaire se pointe. Tout ceci a fait en sorte, que je me retrouve, un beau soir, à l’hôpital.

Quand j’ai enfin rencontré le médecin à l’urgence, tout ce qu’il m’a demandé, c’est si je sentais le besoin de consulter un psychologue. J’ai dit que je n’avais pas le temps, ce qui est vrai. Il m’a renvoyé à la maison en me disant que mes douleurs à la poitrine étaient causées par une surdose de stress. Voilà pourquoi je ne travaille plus pour cette entreprise.

 

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Mon travail, étant très prenant et surtout, très stressant, j'aime venir ici pour m'évader. J'aime me détendre en discutant de tout et de rien. Je suis un amateur de chasse et de pêche. Quand je suis sur un lac, je me laisse aller à rêver à tout ce que je vous écrirai en revenant à la maison. Ce blogue est en quelque sorte, une prolongation de mon esprit jusqu'à votre écran. Je souhaite que cela vous plaise !